À propos

Crédit photo : Marlene Fisseau / www.mfoto.fr

Artiste-plasticienne : Révéler l’invisible
Vit et travaille à Cadenet (France)


L’invisible comme terrain d’exploration

Au cœur du travail d’Isabelle RocheMars se trouve une fascination pour l’invisible — ces réalités qui échappent à l’œil nu, mais qui structurent notre univers, de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Son œuvre, à la croisée de l’art et des sciences naturelles, donne à voir ce qui ne l’est pas : les diatomées, les coccolithophores, ces architectures microscopiques qui deviennent, sous sa main, des motifs révélateurs de l’univers.

Dialogue entre science et imaginaire
En intégrant des matériaux organiques (sédiments marins, pigments) à ses créations, Isabelle RocheMars tisse un dialogue entre la rigueur scientifique et la poésie de l’imaginaire. Ses œuvres, à la fois sombres et lumineuses, jouent sur les contrastes : des fonds noirs, symboles de l’infini, servent d’écrin à des pigments dorés et à des textures organiques, transportant le spectateur dans un univers à la fois intime et cosmique.

Séries emblématiques

  • « Exosquelettes de Courageuses »
    Une célébration du courage humain, où les formes complexes des coccolithophores sont transposées en costumes protecteurs — ceux des astronautes, des plongeurs. Ces pièces, à la fois fragiles et résistantes, incarnent une quête de résilience et de merveilleux.
  • « Reliquaires »
    Des coffrets-sculptures abritant une relique invisible, ramenée d’un voyage entre le kilomètre et l’infini. Ces œuvres, inspirées des récits de voyageurs, captent l’essence du mystère : cette part d’invraisemblable, entre histoire et fiction, qui habite tout périple.
  • « Microscopiques Reliques »
    Une réinterprétation de la notion de relique, à travers des chimères de coccolithophores. Ces exosquelettes, disposés autour des cellules, deviennent des sculptures microscopiques, chacune contenant une cellule dorée sous le microscope. Installées dans des cadres ou des espaces, ces formes semblent s’animer, s’échapper, réapparaître — une métaphore de l’acte même de l’observation scientifique, où l’invisible se révèle soudain.

Une esthétique de l’infini
Le fond noir, omniprésent, agit comme une métaphore de l’immensité — celle du cosmos comme celle de l’espace microscopique. Les pigments dorés, les textures organiques, tout concourt à créer une expérience visuelle et sensorielle qui invite à plonger dans l’inconnu, entre science et rêve.